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Santé publique – La durée de l’hospitalisation limitée

Même le service des Urgences présentent une affluence moins forte que d’accoutumée.

Les hôpitaux sont presque vides, en cette période de confinement. Des malades rentrent chez eux après les premiers soins.

Plusieurs lits sont vides, dans les services des cen­tres hospitaliers de la capitale. Le nombre de patients surveillés a connu une baisse, depuis l’apparition des premiers cas de coronavirus et le début du confinement. « Nous limitons autant que possible la durée de l’hospitalisation des patients. L’objectif est de réduire et de limiter les contacts des patients avec d’autres individus, en cette période de confinement », explique le professeur Olivat Rakoto Alson, directeur de l’établissement centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andria­navalona (CHU JRB), hier.

Le triage des patients à hospitaliser s’effectue au niveau du service des Urgences, dans cet hôpital. « Après les premiers soins, ceux qui peuvent être surveillés chez eux sortent de l’hôpital. En cas de problèmes, ils peuvent revenir. Seuls ceux dont le pronostic vital est en danger, sont admis », enchaine ce médecin. Elle a pris pour exemples, les cas de traits de fracture. Les victimes peuvent rentrer, après la radiographie et la pose de plâtre.

Fonctionnel

Deux tiers des lits de cet hôpital sont vides, actuellement. Le CHU JRA comporte six cents lits. Le service des Urgences serait celui qui accueille encore le plus de patients au CHU JRA. Mais il a connu aussi une baisse de fréquentation.

« L’effectif des patients reçus dans les urgences est passé de cent vingt, en temps normal, à quatre vingt ou soixante-dix, en cette période », indique le directeur de l’établissement.

Le Centre hospitalier Soavinandriana (Cenhsoa) aurait, par ailleurs, perdu environs 60% de ses patients. « Nous n’avons aucune consultation, actuellement. Les patients ne viennent que lorsque leur maladie est grave. C’est un peu normal, personne ne sort de chez lui. Tant qu’il peut encore supporter la maladie, il ne vient pas », indique le directeur général de l’hôpital, le Général Fanome­zantsoa Andriam­parany Rakoto.

Le directeur du CHU JRA et le directeur général du Cenhsoa rassurent que leur établissement reste fonctionnel. « L’hôpital est ouvert. C’est vrai que nos agents font le relais avec d’autres professionnels de santé, dans le cadre de cette épidémie de coronavirus, mais la prise en charge des malades continue d’une manière normale », souligne le professeur Olivat Rakoto Alson Aimée.

 

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