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ROUTE NATIONALE N°4 – Anjiajia et Bevilany très endommagés

Une main-d’œuvre pour réhabiliter la voie à Anjiajia.

La circulation sur la RN 4 ne serait plus comme avant depuis les séries d’effondrements et glissements de terrain après le passage de Cheneso.

L’état de la chaussée se dégrade de jour en jour et le pire est à craindre. Les infrastructures routières dans la région Boeny, à partir de Mahajanga jusqu’à la zone limitrophe d’Andranomamy, dans le district d’Ambato-Boeny, sont détruites à 85%. Les portions les plus difficiles à accéder demeurent aux points noirs d’Anjiajia Pk 434+ 700 et à Bevilany, dans la région Betsiboka.
Le cauchemar des chauffeurs réside encore et toujours au niveau de ce tronçon d’Anjiajia.
Depuis la fin de la semaine,  des camions ont commencé à rouler sur les déviations et ont rejoint Mahajanga à partir d’Ambondromamy. Les camionneurs estiment qu’ils ont aussi le droit de circuler, mais pas seulement les taxis brousse et les voitures particulières.
« Nous payons tous des impôts, alors pourquoi le gouvernement ne fait-il pas attention qu’aux petites voitures et aux taxis sur ces déviations. Nous payons plus d’impôts qu’eux pour la construction des routes, car nous consommons plus de carburant que les petites voitures et les taxis-brousses. Les marchandises que nous transportons coûtent plus cher que celles transportées par les fourgons, et très utiles pour la vie quotidienne, telles que le gaz, carburant, etc. La capacité de nos véhicules est plus importante », réclament-ils.

Préjudices importants

Le coordonnateur de l’Agence des transports terrestres de Mahajanga, Toky Rahaingo, a confirmé que des produits transportés par ces semi-remorques et camions ont un impact au niveau du transport maritime, dépôt et stockage ainsi que pour la manutention.
« Des préjudices importants et des pertes considérables pour les opérateurs économiques sont enregistrés vu le volume important des marchandises embarquées dans ces poids lourds. La plupart sont destinées à l’exportation. Ces recettes génèrent des devises pour l’économie. »
« L’absence de la station de pesage sur la RN6 et la RN 4 pose un grand problème dans la vérification et le contrôle des charges de ces camions » , explique cependant Toky Rahaingo. Les deux stations de pesage à Ambondro­mamy et sur la RN 4 n’ont pas fonctionné depuis un an à cause de la grève des employés qui revendiquent leur salaire, depuis l’année dernière.
« Les travaux de réhabilitation des déviations ont été exécutés à-la-va-vite, notamment à Anjijia.  Car la déviation est créée sur la chaussée effondrée et non pas plus loin. Il est logique qu’il ne tienne pas longtemps. Ce n’est que du tape-à-l’œil », déplore un touriste étranger qui a dû patienter quelques heures avant de repartir.
Au minimum, deux à trois poids lourds patinent sur la pente boueuse, tous les jours, de nuit comme de jour sur cet axe.

 

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