Chronique

Rétro pêle-mêle

Des familles devant les portraits de leurs parents victimes de l’explosion du DC10.

. Un mémorial avait été érigé en plein désert du Ténéré au Niger, sur les lieux mêmes où s’est désagrégé en septembre 1989 un DC.10 de la compagnie UTA avec 170 personnes à bord. C’était du temps où la Libye du colonel Khadafi était le chef de file du terrorisme international. Depuis, le maître de la Jamahirya s’était refait une virginité politique, offrant même de participer à la construction du mémorial. La proposition fut poliment déclinée. Le cockpit et certains autres éléments comme des sièges furent laissés dans le périmètre de la tragédie, d’autres ayant été acheminés à Paris pour expertise.

 

. Mauvais temps sur le sol français en cette année 2007, pour les présidents Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso. Le premier était condamné à Bordeaux à indemniser le fils d’un industriel qui avait dû verser 450 000 euros sur son compte pour libérer son père. Les deux présidents étaient en outre, poursuivis pour possession en France de biens immobiliers financés par l’argent public détourné : entre autres, un hôtel particulier et quatre appartements luxueux dans le 16e arrondissement de Paris pour Bongo, un hôtel particulier dans les Yvelines et de nombreux biens en région parisienne pour Sassou Nguesso.

 

. À Madagascar, il aurait été un traître, mais chez lui à Mayotte il était un héros. « Il », c’était Younoussa Bamana, un ancien du Lycée Gallieni et chef de file des anti-indépendantistes mahorais. Sa lutte était de ne pas suivre la voie des trois autres îles dans ce qu’il appelait crûment « leur indépendance à la c… ». Député de Mayotte de 1978 à 1981, il devint par la suite président du Conseil Général avant de choisir une retraite méritée dans sa concession à l’intérieur de l’île.

Le président du Conseil général de l’île de Mayotte, Younoussa Bamana (à gauche).

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