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Education – Changement radical exigé

Le ministre Josoa Iarintsambatra Rijasoa Andriamanana exige des résultats.

Le nouveau ministre Josoa Iarintsambatra Rijasoa Andriamanana apporte un vent de changement. Pour réussir, les directeurs ainsi que le personnel et surtout les enseignants sont soumis à des obligations de résultats.

Ferme et stricte. Le changement radical, rapide et efficace est exigé par le nouveau ministre de l’Education nationale et de l’enseignement technique et professionnelle, Josoa Iarintsambatra Rijasoa Andriamanana, hier lors de la passation de service avec le ministre sortant, Volahaingo Marie Thérèse.  Parmi ses priorités, l’augmentation de taux de scolarisation, l’amélioration de la qualité de l’éducation. A la vitesse d’un TGV comme elle a mentionné, l’envoi des enfants non scolarisés à l’école n’attendra pas la prochaine rentrée scolaire. Pour arriver à ce défi, elle incite la responsabilité des enseignants. A son avis, les enseignants sont le dernier espoir pour développer le pays. « Bon nombre d’enfants sont envoyés à l’école chaque année, mais abandonnent à mi-parcours. Les raisons en sont nombreuses, mais les enseignants en sont les premiers responsables. Vous savez que les parents des enfants des écoles publiques sont en difficulté. Qui attendez-vous pour regarder le devoir des enfants à la maison. Ets-ce la mère lavandière, les parents ivrognes ou la grand-mère épuisée ? Non, ce sont les enseignants. Vous allez me dire que les salaires sont insuffisants. Qui gagne un salaire suffisant dans cette salle ? Il n’existe jamais sur Internet que quand les enseignants reçoivent un bon salaire, les élèves réussissent », martèle-t-elle dans son discours. Les directeurs ainsi que le personnel du ministère deviendront des femmes et des hommes de terrain. Ils seront soumis à des obligations de résultat selon leur tâche. Ils sont incités également à sortir de leur bureau et descendre sur terrain. Juste, transparent et résultat quantifiable, ce sont les mots d’ordre qui l’anime. « Des fiches seront reparties à tous les agents du ministère de l’Education, du directeur aux enseignants. Leur travail ainsi que la date de l’achèvement de travail sera noté dans ces fiches pour pouvoir suivre l’évolution du travail. Certains n’entrent au bureau qu’à 11h du matin », ajoute-t-elle. L’égoïsme, l’orgueil, la jalousie et la corruption en sont les obstacles. Elle a mis en garde ceux qui ont l’habitude de passer par la corruption. La compétence est requise pour accéder à un poste. Il n’y aura pas de favoritisme  selon ce nouveau ministre.

 Pédagogie

Le changement viendra désormais des écoles. En tant que spécialiste en pédagogie, le ministre descendra sur terrain à partir de la semaine prochaine. Elle compte assister aux cours afin de voir les méthodes pour pouvoir améliorer. Elle a souligné que les enseignants sont les grands piliers de l’éducation à Madagascar. « La méthode appliquée à Madagascar date de 1972. Si nous restons encore à cette ancienne méthode, nous n’allons jamais avancer. Ce n’est pas vraiment le contenu qui est mauvais, mais la pratique qui n’est pas au point. Nous sommes en train de créer des auxiliaires, mais non pas de leader. La pédagogie est la clé », martèle-t-elle. Les formations des enseignants ne se dérouleront plus en salle avec paiement des indemnités, mais  se manifesteront sous différentes formes. Le recrutement massif d’enseignants Fram n’aura pas lieu. Leur situation sera étudiée cas par cas.

2 commentaires

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  • Comme vos prédécesseurs, vous avez des bonnes intentions madame et c’est louable. Toute fois, comme eux vous allez vous trouver en face d’un mur fait avec de l’oisiveté, l’appât du gain, la corruption et l’incompétence. La solution, du moins pour les écoles rurales, c’est LA FORMATION PEDAGOGIQUE NUMERIQUE qui est sûrement plus adapté et efficace que des FRAME. Des sociétés créées par des professionnels malagasy et étrangers ont conçu des solutions adéquates. Beaucoup d’entre nous ont contacté vos services qui s’en fichent complètement de l’éducation des enfants en dehors des leurs. Je vous souhaite bon courage et donner un grand coup de pied dans la fourmilière.

    • Tout ne se limite pas aux effets d’annonce. Tout n’est pas tout blanc ni tout noir. C’est un système qu’elle dirige mais non une marionnette. Ce système a une faille comme toutes choses, des efforts ont été menés durant des années sans que des résultats palpables soient constatés. Tout réduire à la pédagogie n’est pas crédible à mon avis. Elle vilipende les enseignants, mais si pour enseigner ils touchent moins que les gardiens de parking à Antananarivo, comment la ministre veut-elle avoir des progrès dans leur travail. La plupart des enseignants n’a pas choisi cette voie mais c’est leur dernière option pour « valoriser » un peu leurs efforts durant leurs études.
      Le succès ne se décrète pas, il faut considérer les ressources matérielles, financières et humaines. Dans notre cas c’est cette dernière qui fait cruellement défaut. Enfin, si les progénitures de nos soi-disant dirigeants ne fréquentent pas les écoles publiques, l’éducation nationale servira toujours d’un outil de propagande et les orientations changent comme les coiffures de ceux qui le dirigent.