Océan indien

Comores – Le gouvernement s’imisce à la télévision nationale

Une vue de Moroni, la capitale de l'archipel des Comores.

La directrice de l’information et la rédactrice en chef de la chaîne ont été suspendues de leur fonction, jeudi, par notes administratives du ministre de l’Information. Après un important mouvement de grève des commerçants, il a été soulevé en Conseil des ministres que la couverture médiatique accordée par la chaîne avait donné davantage la parole aux grévistes qu’aux autorités.
Dans cette affaire, il y a d’abord le fond qui concerne le temps de parole accordé à des contestataires : aux grévistes contre la vie chère et les dérives des douanes comoriennes, mais aussi aux opposants politiques. Le gouvernement s’étonne que la chaîne de télévision d’État relaye autant leurs opinions.
D’autre part, il y a la forme, avec des notes officielles de suspensions signées par le ministre de l’Infor­mation à la demande de ses pairs en Conseil. La chaîne a pourtant un directeur général qui n’a pas été associé à ces décisions auxquelles il dit s’opposer et déplore que le gouvernement sape son autorité de la sorte.
Le directeur de L’Office de radio et télévision des Comores ne comprend pas pourquoi ce n’est pas lui qui a été suspendu si les ministres tenaient à sévir. Par ailleurs, il estime que cela ne va pas dans le sens de la transparence et la bonne gouvernance prônées par les autorités.
La directrice de l’information et sa rédactrice en chef n’ont, quant à elles, reçu ni courrier officiel ni convocation en entretien. C’est sur les réseaux sociaux qu’elles ont découvert les notes administratives de mises à l’écart.

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