Economie Régions

Diana – La pêche au poulpe réglementée

La réglementation de la pêche du poulpe évite  sa surpêche.

La préservation des aires marines protégées est essentielle. L’amélioration des revenus des pêcheurs doit en tenir compte.

Exploitation durable. C’est dans ce sens que la Plateforme des gestionnaires des aires protégées (PFGAP) dans la région Diana a lancé un projet d’amélioration de la pêche du poulpe. L’idée consiste à améliorer les revenus des communautés côtières qui dépendent essentiellement de la pêche maritime pour leur subsistance. Le parc marin de Nosy Hara et la réserve marine d’Ambodivahibe, dans le district d’Antsiranana II, sont concernés par ce
projet.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la PFGAP pour promouvoir le mode de gestion des capacités de pêche. Pour ce faire, un atelier de concertation régionale a été organisé à l’Hôtel de la Poste Antsiranana afin de consulter les avis des acteurs et intervenants, locaux et régionaux, sur la gestion de la filière poulpe et la réglementation commune à mettre en place. La date d’ouverture de la pêche au poulpe a été au centre du débat.

En fait, pour bien mener cette concertation, une descente sur les lieux a été déjà effectuée, réunissant pêcheurs et responsables locaux. Elle est considérée comme un atelier préliminaire à cette rencontre régionale.
Le regroupement a réuni une centaine d’acteurs décideurs pour la capitalisation des acquis locaux et pour la prise de décision commune par rapport à la vision à long terme de la gestion de la pêche au poulpe.

À long terme
Les acteurs concernés sont les représentants des associations des pêcheurs locaux, les représentants des gestionnaires des deux sites d’aires marines protégées, les représentants des autorités locales et régionales, le représentant du service de pêche et aquaculture, du Centre de surveillance de la pêche, de l’Agence portuaire maritime et fluvial, ainsi que les représentants des collecteurs locaux.

L’assemblée a été unanime pour le 31 décembre dernier comme date de fermeture de la pêche au poulpe. En outre, elle a décidé de particulariser les dates d’ouverture. Elle sera donc le 7 avril pour Ambodivahibe (côte est), tandis que la pêche du poulpe est strictement interdite jusqu’au 6 mai dans le parc marin de Nosy Hara (côte ouest).

« Cette réglementation vise à promouvoir une pêche durable et responsable, afin de préserver la biodiversité marine et la surpêche croissante du poulpe en tant qu’activité traditionnelle et génératrice. Elle vise aussi à éviter la gabegie et les irrégularités dans la filière au sein de chaque communauté», a indiqué Hervé Bakarizafy , directeur du parc Nosy Hara.